Et ça continue encore et encore…

Je vous en ai parlé à plusieurs reprises (voir l’ère du tout-gratuit et musique illimitée: SonyBMG prête à sauter le pas), l’accès illimité à la musique est le nouveau modèle à la mode.

En voici un nouvel exemple avec MySpace (l’agrégateur des pages perso les plus laides de l’univers), qui selon news.com devrait annoncer aujourd’hui la signature d’un accord avec quatre des cinq majors (EMI réfléchissant encore), afin de proposer de la musique financée par de la publicité, entre autres. Au menu : musique en « streaming », téléchargement de MP3 non-protégés, places de concert, sonneries de téléphones, etc.

Comme pour l’accord signé avec Amazon (dont je parlais ici), il faut voir derrière ce contrat une volonté d’enrayer le succès d’iTunes qui devient un partenaire trop puissant : en favorisant la concurrence, les majors reprennent la main et ont plus de poids pour imposer à Apple leurs conditions, et non l’inverse.

Elément révélateur de l’importance qu’a pris iTunes : le magasin d’Apple est désormais le premier vendeur de musique aux USA, avec 19% de parts de marché, devant toutes les chaînes de magasins « brick and mortar » comme Wall-Mart  ou encore Best Buy, les autres magasins virtuels étant encore plus loin derrière. L’événement a figure de fait historique auquel on se référera dans l’avenir, représentant le profond bouleversement de l’industrie. On en vient à douter de moins en moins que l’avenir de la distribution de la musique sera dans la vente en ligne.

C’est que le début, d’accord, d’accord…