Ce mois-ci dans Animeland

Plein d’infos « croustillantes » dans le dernier Animeland : page 14, dans les brèves, on apprend que le jugement de la Cour de Cassation sur l’affaire Goldorak sera rendu fin Septembre (de fait la décision sera délivrée dans le courant de la semaine prochaine), on y parle également de la mort de RCP, du manque de nouvelles licences chez Déclic Images (et de l’annonce « imminente » de celles-ci), et le magazine s’interroge également sur l’avenir d’IDP, qui fait dorénavant double-emploi pour son nouveau dirigeant, Benjamin Uzan.

Enfin un article de 2 pages signé Rui Pascoal, sur feu Michel Gatineau (adaptateur de la vf de Goldorak et voix du Professeur Procyon). L’article est très documenté, et donne même la parole à sa veuve, qui révèle qu’elle a mis la patte à l’invention de certains noms français des personnages de la série.

Vous n’êtes pas sans savoir que la paternité de cette vf se trouve disputée par différents protagonistes, et cet article a donc suscité une réaction véhémente de la part du blog qui vous a valu l’article ci-dessous. Voici ce qui y est dit :

Avez-vous vu le dernier AnimeLand ? C’est incroyable de lire des choses aussi fausses que ça dans un journal qui normalement se renseigne avant de dire de telles inepties. Je peux vous assurer que c’est bien BRH qui a trouvé Goldorak. Jaqueline Joubert pourrait en témoigner, si elle était encore vivante, mais il y a aussi toujours Guy Maxence qui peut le dire. Sans parler du doubleur, Michel Salva, directeur de la SOFI, a qui BRH a fourni les noms de la série Albator alors que Charden n’avait pas encore été contacté. BRH a perdu son procès parce qu’il n’avait pas assez de preuves et de témoins, mais les juges ont bien dit que c’était très possible qu’il en soit le créateur. Qui a trouvé le nom de la série San Ku Kai et de ses héros ? … c’est Eric Charden peut-être ? Qui a donné aux personnages de la série Cat’s Eye les noms de ces enfants ? Quant à la paternité de Goldorak, Canestrier n’a été qu’un distributeur à qui BRH à vendu les droits pour lesquels il n’a d’ailleurs payé en totalité.

Je suis en possession du protocole d’accords mettant fin à la guerre judiciaire entre IDDH et Pictural, car cette dernière n’avait pas payé les droits. Dans ce protocole d’accord est reconnus :
1. que c’est IDDH qui a acheté les droits et les a vendus à Pictural,
2. que ce dernier non seulement ne les a pas payés mais a détourné des sommes importantes concernant les droits dérivés
3. que Canestrier a mis fin au contrat Candi et Goldorak entre IDDH et Pictural et que celle-ci est dans l’obligation de rendre immédiatement les copies de ces séries, en version francaise. et
4. que IDDH est le seul propriétaire et titulaire des droits.

Tout ça a été signé par Canestrier sous l’égide d’un expert nommé à cet effet par le tribunal de commerce de Paris.

AnimeLand devrait quand même se renseigner avant de dire de telles énormités mensongères, comme celle-là. Qu’ils rendent à César ce qui est à César et à Huchez ce qui est à Huchez. D’après ce que j’ai compris, il existe une certaine animosité entre BRH et la direction d’AnimeLand. C’est mauvais pour un journal qui prétend dire la vérité. Si vous y tenez vraiment je mets le protocole d’accord en ligne, mais je ne tiens pas à humilier un journal qui se dit sérieux.

Ca ne s’arrête pas là, puisque l’article suivant m’interpelle nommément sur la question:

Mon cher Nonoche…

AnimeLand repart dans ses délires mensongers. Ne pourrais-tu pas demander la chaîne des droits à l’un ou a l’autre pour avoir, une fois pour toute, la preuve irréfutable de qui a emmener Goldorak, Candy, Albator, etc. en France.

Voilà donc l’occasion pour moi d’y répondre :

Mon cher je-ne-sais-qui:

en l’espèce, il me semble inutile d’enquêter sur la question, puisque différentes personnes, physiques ou morales, réclament la paternité de cette version française, avec plus ou moins de documents pour appuyer leur version, dont je n’ai pas la moindre compétence pour juger de l’authenticité. Tout au plus, puis-je rapporter qu’untel et untel disent tous deux qu’ils sont détenteurs des droits de cette vf, n’étant pas un détecteur de mensonges ambulant, et en l’espèce c’est à un juge qu’il appartient d’en décider. Il me semble donc que nous aurons l’occasion d’obtenir une réponse définitive à cette question, au vu du calendrier judiciaire qui nous attend, tout du moins si toutes les parties continuent d’avoir les moyens de mener cette guerre judiciaire…