Archive for the ‘Bruno-René Huchez’ Category

Des nouvelles du barreau

mercredi, mai 6th, 2009

Vous vous souvenez peut-être que j’avais évoqué une décision de justice menant à la confusion de patrimoine entre Bruno-René Huchez et Rouge Citron Productions (voir l’article « Les têtes tombent« ). L’intéressé avait fait appel de cette décision et je n’ai hélas pas pu en savoir plus jusqu’ici. Cependant, grâce à la vigilance d’un fidèle lecteur, nous pouvons maintenant apprendre que la décision a été invalidée en appel, ce qui permet à Bruno-René Huchez de conserver sa propriété. Notez au passage le langage fleuri dudit lecteur, qui ne manquera pas de vous faire sourire je l’espère.

Toujours dans l’actualité judiciaire, Toei Animation a assigné IDP pour lui faire tenir sa promesse de rendre les bandes master de Goldorak, décision sur laquelle la société a subitement changé d’avis en même temps que de direction. Le tribunal de commerce a débouté Toei Animation de ses demandes, mais il est vrai que les juges du tribunal de commerce sont eux-mêmes des commerçant et non de fins juristes… Sans doute Benjamin Uzan voit-il dans ces masters une monnaie d’échange contre une éventuelle clémence de Toei Animation dans le cas où les choses tournent au vinaigre pour Déclic Images et Manga Distribution, or c’est faire abstraction du fait que Toei Animation a récupéré les archives INA de la diffusion initiale de la série (qui sont d’ailleurs probablement en meilleur état de conservation).

Enfin, puisqu’on parle de l’affaire qui concerne Déclic Images et Manga Distribution, les plaidoiries de l’appel de renvoi ont eu lieu hier, je vous en ferai un compte rendu précis prochainement.

C’est pour une bonne cause

jeudi, mai 22nd, 2008

Étonnante vente aux enchères que celle là : il s’agit rien de moins que le vaisseau de San Ku Kaï (le vendeur parle d’un « prototype » mais affirme également qu’il a servi à tourner la série)

Il semble bien qu’il s’agisse du vaisseau que BRH s’était fait offrir et avait fait restaurer par Jean-Marc Deschamps, (alias le « Professeur Kelp » dans Dixième Planète).

Si tel est le cas, l’objet pourrait servir à renflouer les caisses : prix de départ à 15.000 €, et le prix de réserve n’est pas atteint…  Il vous reste 4 jours pour y remédier, si vous pensez que ça ferait bien dans votre entrée. A ce tarif là par contre, le vaisseau est livré sans jetiscope ni stragire…

Ma petite entreprise…

mercredi, mai 14th, 2008

Après IDDH et RCP, une autre étoile de la nébuleuse Huchez s’est éteinte : la SCI du Fay a en effet été mise en liquidation judiciaire le 21 Février dernier, probablement suite à la confusion de patrimoine avec RCP.

D’autre part, la société Yo Yo Production (dirigée par Alexandre, le fils de BRH, et dont le logo apparaissait notamment sur le générique de fin de Galaxy Railways) a également connu le même sort.

Il reste encore quelques cartouches à BRH, et au pire, il pourra toujours se rabattre sur sa société de vente de Jaguars

Téléshopping

lundi, mai 5th, 2008

Comme on l’a vu, Bruno-René Huchez entretient sa légende à coups de bons sentiments, en sachant trouver les mots pour faire vibrer la corde sensible des fans devenus grands. Pourtant à y regarder de plus près, les rêves des chères têtes blondes n’étaient pas toujours la priorité dans sa façon de gérer ses affaires…

Je vous avais déjà parlé du générique des petits malins qui avait été remplacé par le studio d’animation d’Angoulême d’IDDH, que d’aucuns n’hésitent pas à appeler le « fleuron de l’animation française » (sic), ou quelques intrus s’étaient invités, à commencer par l’Ours Gabby, qui n’était autre qu’une contrefaçon du jouet Teddy Ruxpin. La vigilance des internautes a permis de remonter la piste de tous les jouets qui se sont infiltrés dans cette abomination (la chasse a été assez amusante, un peu comme le jeu des sept erreurs).

Et c’est véritablement la panoplie d’un sapin de Noël, jugez plutôt:

Dans le rôle titre, Gabby, donc

 

Ici, le train enchanté de Vulli et son circuit complet
(le téléphérique, la gare, la roue)
ainsi qu’une maison du Village dans les nuages, encore Vulli

Pour finir par l’arbre magique, produit phare du catalogue… Vulli, toujours en vente à ce jour

Vu cette véritable ode aux produits Vulli, il est fort probable que l’ours Gabby ait également été distribué en France par cette société, et qu’un accord ait été signé entre IDDH et Vulli pour diffuser cette publicité illicite, et charcuter le générique original sans le moindre accord des ayants droits.

Ah, qu’il est beau le monde de rêves enchantés de Bruno-René Huchez…

On ressort les vieux dossiers

jeudi, avril 17th, 2008

Et maintenant, à la demande générale de Gromit, le procès Bouba.

Le plus gros succès d’édition en matière de licence nostalgique est sans conteste Bouba l’ourson. La série avait été éditée en DVD par IDP, et rediffusée sur France 5 avec un mystérieux nouveau doublage.

En fait la série a fait l’objet d’un litige entre Poly Production et Loga/IDP. Poly Production prétendait détenir les droits d’exploitation de la licence par le truchement de l’acquisition du fond de commerce et des actifs d’IDDH (acquisition qui a déjà été largement évoquée ici dans les affaires Candy et Goldorak).

Le hic, c’est que tout comme ces derniers, Bouba ne figurait pas plus dans la liste exhaustive des licences récupérées par Poly Production… on commence à connaître la chanson.
Moralité, IDP/Loga interrompent les paiements à Poly et se retournent vers les ayants-droits japonais pour obtenir une licence en bonne et due forme. Comme le doublage original avait été fait par IDDH, et qu’il devenait impossible d’en acquérir les droits d’exploitation, IDP procède à un nouveau doublage (utilisant les noms français du doublage original, Bouba, Frisquette, etc). D’autre part ils obtiennent la cession des droits de la chanson originale de Jean-Jacques Debout interprétée par Chantal Goya.

Voilà où nous en sommes quand Poly décide d’attaquer en justice, arguant de sa titularité sur le catalogue IDDH. Pour vous la faire courte, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Poly se voit déboutée dans la mesure où Bouba ne figurait pas dans la liste des actifs d’IDDH (gagné, Gromit ;¬). D’autre part le contrat liant IDDH à Nippon Animation stipulait que les droits de l’adaptation française appartenaient à la société japonaise (la nuance est de taille, puisque l’adaptation, c’est notamment le texte, dont les droits sont distincts du doublage en lui-même.)

En revanche, IDP s’est vu condamnée pour l’utilisation du générique original, dans la mesure où Jean-Jacques Debout avait déjà cédé l’intégralité des droits d’exploitation de celui-ci à Narcisse x 4 (autre société de Bruno-René Huchez), il ne pouvait donc les céder à nouveau à une autre société.

Moralité de l’affaire, Poly Production est condamnée à rembourser Loga pour les sommes versées pour des droits qu’elle n’a jamais eus, et IDP est condamnée à reverser une somme pour l’utilisation du générique, dont le montant au moment de la décision était indéterminé puisque soumis à comptabilisation de la part d’un huissier (à hauteur de 2,33% des sommes nettes encaissées par IDP pour la commercialisation de la série)

Là où cette décision s’avère instructive pour les litiges entourant Goldorak, c’est qu’elle démontre notamment la capacité de nuisance de Poly Production, qui s’appuie à répétition sur la cession du fond de commerce d’IDDH (dont le contenu semble s’amenuiser au fur et à mesure des litiges). On peut se demander dans quelle mesure Poly Production a pu, par le passé, céder des licences dont elle n’avait jamais disposé par le même biais (suivez mon regard…)
En la matière, il apparaît qu’outre le fond de commerce d’IDDH, Poly Production a également hérité de ses pratiques commerciales bien particulières.

D’autre part, l’affaire s’avère également fort instructive quant à la séparation qui existe entre adaptation et doublage, sujet qui avait fait l’objet de bien des débats ici même concernant Goldorak, et qui, dans le cas de Bouba, revient à Nippon Animation, même si le doublage a été produit par IDDH. Voilà qui éclaire les autres affaires sous un jour nouveau.

Télécharger la décision au format PDF

Les têtes tombent

lundi, avril 14th, 2008

Le Goldo-gate avait entraîné le redressement judiciaire de Déclic Images et Manga Distribution, du moins temporairement. IDP est toujours actuellement en redressement judiciaire. Quant à RCP, elle est passée directement par la case de la liquidation judiciaire.

Mais ça ne s’arrête pas là puisque j’apprends que le château de Fay (qui appartient à Bruno-René Huchez) a été adjoint aux actifs de RCP par extension de la liquidation. On peut donc en conclure qu’il y aurait eu une confusion de patrimoine avec la propriété de BRH, ce qui est un élément assez notable : BRH n’occupait aucune fonction au sein de la société dirigée par son fils Alexandre. C’est d’autre part la première fois que Huchez-père est impliqué directement et officiellement dans les affaires entourant RCP…

Sur le volet Capitaine Flam, la décision que j’ai publiée dans le précédent article aura eu des conséquences assez rapides puisque la société Ben J Production s’est mise en dépôt de bilan le 27 Mars… Au suivant?

Les petits malins sans Gabby [MAJ]

samedi, mars 22nd, 2008

Salagir revient dans cet article sur le « mystère » de l’ours Gabby : IDDH a refait un générique dans lequel pas moins de trois jouets ont été placés, sans le moindre assentiment des ayants-droit (je vous le donne en mille : Toei Animation…)

De l’art du placement de produit et du détournement de dessin-animé…

[update] Vince a retrouvé la trace du fameux jouet

gabby.jpg

Le plus fort c’est que le jouet en question est une contrefaçon d’un autre jouet, Teddy Ruxpin. Gabby s’est vu retirer des étagères suite à un procès… on assiste donc là à un placement frauduleux d’un produit qui est lui-même une contrefaçon! De quoi donner le tournis…

Que se passe-t-il chez RCP?

mardi, mars 20th, 2007

Depuis plusieurs semaines maintenant, la ligne téléphonique de Rouge Citron Production est coupée, ainsi que le portable d’Alexandre Huchez. Cependant, on peut toujours contacter la société au numéro du château appartenant à Bruno-René Huchez…

Selon mes sources, la société serait au plus mal, les locaux seraient déserts, et il serait question qu’elle mette la clé sous la porte dans les semaines à venir… Cependant, tous les actifs auraient été transférés à la société Minos, autre satellite de la galaxie Huchez, dont le siège social serait domicilié dans une simple boîte aux lettres… (voir la fiche de Minos sur societe.com)

D’autre part, RCP aurait bradé tout son stock à… Manga Distribution!

Lorsque j’arrivais encore à le joindre, Alexandre Huchez m’avait confirmé qu’en Juin dernier la société avait eu de grosses difficultés, mais que celles-ci auraient été réglées en quelques mois. A croire que ça n’aura pas été suffisant…

Je devrais rencontrer Bruno-René Huchez prochainement, je compte bien entendu lui demander des précisions à ce sujet, entre autres…

Candy au cinéma en Italie

vendredi, mars 9th, 2007

Candy a été projetée sous forme de long métrage hier en Italie

Bien entendu étant donné le contexte, cette projection est tout sauf orthodoxe…

D’après mes informations, cette projection serait portée au crédit d’Eole Financière, société suisse qui appartiendrait à… Bruno-René Huchez!


l’affiche du film

Albator relaché!

vendredi, novembre 10th, 2006

Bruno-René Huchez et RCP avaient intenté une action en référé contre Dybex, qui avait abouti à un retrait de la vente des coffrets Captain Herlock Endless Odyssey. BRH et RCP revendiquaient la paternité du nom français « Albator », present sur un sticker collé sur l’emballage blister du coffret, ainsi que sur une bande son alternative.

La Cour d’Appel a invalidé ce jugement, toujours en référé. Les coffrets peuvent donc retrouver le chemin des rayonnages, en attendant que le jugement sur le fond statue définitivement sur l’affaire.

Dybex a publié un communiqué sur son site:

CAPTAIN HERLOCK ENDLESS ODYSSEY ET ALBATOR

Le 8 Novembre dernier, la 14ème Chambre de la Cour d’Appel de Paris a statué en référé sur l’action engagée contre DYBEX S.A. par Bruno Huchez et Rouge Citron Productions relative au titre ALBATOR qui avait abouti à l’interdiction de vente de notre coffret collector « Captain Herlock Endless Odissey ». La Cour d’Appel a rejeté l’ensemble des demandes de MM. Huchez et RCP et fait droit aux arguments de DYBEX S.A.

Les prétentions de M. Huchez suivant lesquelles il serait l’auteur du nom ‘Albator’ et titulaire des droits d’auteur y afférent ont ainsi clairement été rejetées par la Cour.

MM. Huchez et RCP ont par conséquent été condamnés in solidum aux entiers dépens de première instance et d’appel ainsi qu’à payer à DYBEX S.A. les frais prévus par l’Article 700 du NCPC.

Nous remercions nos clients, consommateurs et professionnels, de la confiance qu’ils nous ont témoignée durant cette procédure.

DYBEX S.A.