Archive for the ‘Toei’ Category

Cynisme, quand tu nous tiens

lundi, juin 2nd, 2008

Vous vous souvenez peut-être qu’on retrouvait la société Album parmi les distributeurs assignés par Toei Animation : celui-ci avait en effet poursuivi la commercialisation des DVD contrefaits de Déclic Images malgré les mises en garde du cabinet Bataillon.

Or il semble que ça n’aura pas suffi à leur donner la moindre leçon, puisque le magasin Album Video poursuit encore à ce jour la vente du coffret 3 de Goldorak, à 300 euros pièce, s’il vous plaît… Dix fois le prix de vente original, c’est un commerce juteux. Si après ça il s’en trouve encore pour considérer que les coffrets officiels seront trop chers…

Le magasin sait d’autant plus de quoi il en retourne que les vendeurs n’hésitent pas à dire que le coffret est « collector » pour s’être vu interdit à la vente… La couverture officielle d’une telle commercialisation est plutôt amusante, puisque le magasin prétend ne faire que de la vente d’occasion de produits reconditionnés. Si tout est en ordre, pourquoi donc exiger le paiement en espèce d’un tel coffret, le tout sans délivrer le moindre ticket de caisse?

Il est assez scandaleux de voir jusqu’où certains peuvent pousser le cynisme, et leur manque total de professionalisme… Cependant les conséquences devraient être plutôt lourdes pour le commerçant, puisque ses pratiques ne sont pas restées inaperçues…

Goldovrac

mardi, mai 20th, 2008
  • la période d’observation d’IDP (qui décidera de la continuation ou de la liquidation de la société) a été prolongée d’un mois
  • Toei Animation a assigné Poly Production pour obtenir le retrait de leur marque déposée sur Goldorak, Toei a obtenu gain de cause.
  • l’agenda de la cour d’appel de renvoi sera donné le 6 octobre, date à laquelle on saura quand l’affaire Goldorak sera à nouveau jugée. 

Téléshopping

lundi, mai 5th, 2008

Comme on l’a vu, Bruno-René Huchez entretient sa légende à coups de bons sentiments, en sachant trouver les mots pour faire vibrer la corde sensible des fans devenus grands. Pourtant à y regarder de plus près, les rêves des chères têtes blondes n’étaient pas toujours la priorité dans sa façon de gérer ses affaires…

Je vous avais déjà parlé du générique des petits malins qui avait été remplacé par le studio d’animation d’Angoulême d’IDDH, que d’aucuns n’hésitent pas à appeler le « fleuron de l’animation française » (sic), ou quelques intrus s’étaient invités, à commencer par l’Ours Gabby, qui n’était autre qu’une contrefaçon du jouet Teddy Ruxpin. La vigilance des internautes a permis de remonter la piste de tous les jouets qui se sont infiltrés dans cette abomination (la chasse a été assez amusante, un peu comme le jeu des sept erreurs).

Et c’est véritablement la panoplie d’un sapin de Noël, jugez plutôt:

Dans le rôle titre, Gabby, donc

 

Ici, le train enchanté de Vulli et son circuit complet
(le téléphérique, la gare, la roue)
ainsi qu’une maison du Village dans les nuages, encore Vulli

Pour finir par l’arbre magique, produit phare du catalogue… Vulli, toujours en vente à ce jour

Vu cette véritable ode aux produits Vulli, il est fort probable que l’ours Gabby ait également été distribué en France par cette société, et qu’un accord ait été signé entre IDDH et Vulli pour diffuser cette publicité illicite, et charcuter le générique original sans le moindre accord des ayants droits.

Ah, qu’il est beau le monde de rêves enchantés de Bruno-René Huchez…

Une adaptation « pirate » d’Albator?

mercredi, avril 16th, 2008

Tout le web frémit depuis quelques jours au sujet d’une adaptation en film live de Captain Harlock, alias notre bon vieil Albator…

Le projet a été annoncé par la société sud-coréenne Eight Peaks, qui a signé un accord avec la socitété japonaise Genome Entertainment pour réaliser le film, qui aurait un budget de 100 millions de dollars.

J’ai été extrêmement surpris de cette nouvelle pour des raisons que je ne peux pas encore dévoiler, mais en cherchant un peu il semble que cette adaptation se soit lancée « à la hussarde » : le site Anime Days annonce en effet que le projet n’a pas obtenu la bénédiction du principal ayant-droit d’Albator, Leiji Matsumoto:

De son côté, le créateur de la saga Leiji MATSUMOTO (松本零士) n’envisage pas le projet d’un bon oeil : « C’est prématuré. Je n’ai pas donné mon accord pour une adaptation en film. » L’auteur a ainsi déclaré au journal Mainichi Shimbun ne pas avoir été contacté pas les producteurs de cette adaptation nippo-coréenne. A plusieurs reprises,Leiji MATSUMOTO avait ainsi refusé de voir la saga Captain Harlockportée à l’écran et l’annonce de la société coréenne Eight Peaks l’aurait fortement contrariée.

J’ai eu d’autre part la confirmation que Toei Animation n’avait pas non plus donné son assentiment pour ce projet.

Inutile de s’emballer donc, il est plus que probable que les japonais feront tout leur possible pour empêcher cette production « pirate » (à tous les sens du terme), et qu’elle ne verra jamais le jour, au profit d’autres projets…

Flam : décision d’appel en référé

jeudi, avril 10th, 2008

Le Goldo-gate a fait quelques petits, qui ne sont sans doute pas étrangers à la décision incompréhensible de la Cour d’Appel, heureusement rectifiée par la Cour de Cassation. Pour rappel, on a vu fleurir des DVD de Candy, une tentative avortée de diffusion de Goldorak sur NRJ12, la diffusion de Candy et Goldorak au cinéma à l’étranger, la « surprenante » disparition des coffrets DVD de Capitaine Flam édités par Déclic Images, et la diffusion interrompue de la même série sur France 3.

On en sait aujourd’hui un peu plus sur ce dernier volet, dont voici un bref rappel des faits : Déclic Images a annoncé la sortie de la série Capitaine Flam en deux coffrets DVD, dont elle a mis sur le marché le premier volet, qui s’est rapidement retrouvé en « rupture de stocks », le second coffret n’ayant jamais vu le jour. On a appris par ailleurs que Toei Animation avait porté plainte contre X au pénal au sujet d’une exploitation de la série… Déclic Images a par ailleurs engagé une procédure en référé contre RCP qui lui avait fourni les droits d’exploitation (tout en émettant des réserves sur la validité de ceux-ci…), le juge des référés a renvoyé l’affaire devant le juge du fond. D’autre part, Déclic Images aurait lancé une procédure pénale à l’encontre de RCP pour cette même affaire.

Ca ne s’arrête pas là, puisque France 3 a diffusé des épisodes de Capitaine Flam le 3 Février 2007 dans le cadre de l’émission « la nuit manga », pour la remplacer au pied levé par Astro-boy…  France 3, alertée par Toei Animation, a intenté une procédure en référé à l’encontre de la société M5 qui lui avait fourni les droits d’exploitation, elle les tenait elle-même de Ben J Production, qui les tenait à son tour de Rouge Citron Production, qui ne les tenait de personne…

M5 a fait appel de cette décision, dont voici le compte-rendu (PDF, 6,9 Mo). Plusieurs éléments savoureux à retenir de cette décision (qui évoque à plusieurs reprises l’édition DVD de la série par Déclic Images), dont notamment la citation d’un courrier envoyé par RCP à Déclic Images : 

«la société ROUGE CITRON PRODUCTION a cédé les droits de CAPITAINE FLAM à la société DÉCLIC sous réserve d’obtention des droits de la version japonaise de TOEI par ROUGE CITRON PRODUCTION. Chaque fois que DÉCLIC IMAGES a interrogé RCP, elle a su que ROUGE CITRON PRODUCTION n’avait pu obtenir l’accord définitif de TOEI. (…) La société TOEI, producteur originel de la série «CAPTAIN FUTURE» serait en droit de considérer la société ROUGE CITRON PRODUCTION comme complice d’une contrefaçon»

Chacun appréciera cet aveu manifeste, qui devrait simplifier la tâche des juges…

L’autre chose à retenir de cette décision, c’est que le juge des référés a reconnu la pleine et entière titularité de Toei Animation sur la série Capitaine Flam, mais également sur sa version française… voilà qui devrait quelque peu clarifier la situation et nous épargner d’autres errements tels que nous en avons déjà connus pour d’autres séries.

Les petits malins sans Gabby [MAJ]

samedi, mars 22nd, 2008

Salagir revient dans cet article sur le « mystère » de l’ours Gabby : IDDH a refait un générique dans lequel pas moins de trois jouets ont été placés, sans le moindre assentiment des ayants-droit (je vous le donne en mille : Toei Animation…)

De l’art du placement de produit et du détournement de dessin-animé…

[update] Vince a retrouvé la trace du fameux jouet

gabby.jpg

Le plus fort c’est que le jouet en question est une contrefaçon d’un autre jouet, Teddy Ruxpin. Gabby s’est vu retirer des étagères suite à un procès… on assiste donc là à un placement frauduleux d’un produit qui est lui-même une contrefaçon! De quoi donner le tournis…

Toei Animation condamnée face à TBC

mercredi, février 27th, 2008

Tsuka, l’admin de Catsuka, a repéré une news que personne n’a vu, votre serviteur y compris. (même que ça l’a déçu! ;¬)

L’info est donnée par Variety Asia

Traduction de l’article:

Un Tribunal de Commerce français a condamné le studio d’animation Toei Animation à payer 2,93 millions de dollars (1,95 millions d’euros) à la société basée à Paris, Tokyo Business Consultant SARL en compensation pour la perte d’activité de son agence.
TBC a attaqué Toei car elle n’était pas satisfaite des termes de Toei qui ont mis fin à leur collaboration. La société avait initialement demandé 50 millions de dollars (33 millions d’euros), incluant les frais pour deux ans de consulting ainsi que des dommages et intérêts.
Toei n’a pas encore décidé si elle allait faire appel de la décision, mais a bloqué la somme sur un compte.
Toei a signé le contrat original avec TBC en 1998, mais a demandé une révision prenant en compte ses nouveaux plans d’expansions à l’étranger en Septembre 2003.
Cependant, les deux parties n’ont pu trouver un accord. Le 28 Juin 2004, Toei a interrompu sa collaboration avec TBC et en Décembre de la même année a ouvert son propre bureau parisien, Toei Animation Europe.
En Avril 2005 TBC a lancé une procédure devant le tribunal de commerce de Paris, arguant que Toei avait violé les termes de leur accord en rompant leurs liens et demanda compensation.

TBC a été fondée par Ryutaro Matsumoto (fils de l’ancien patron de Bruno-René Huchez chez Marubeni…) et a été chargée par Toei Animation de négocier leurs licences pour l’Europe. Mais Toei Animation s’est avérée pour le moins insatisfaite de cette collaboration et a décidé de prendre les choses personnellement en main en créant son bureau parisien.

Et Tsuka, mi casa es Tsuka sa ;¬)

DI joue son va-tout

mardi, février 19th, 2008

Contrairement à ce qu’on avait pu penser, Déclic Images et Manga Distribution n’ont pas cherché à négocier avec Toei Animation et Dynamic Planning pour aboutir à une sortie de crise : leur avocat a en effet saisi la Cour de Renvoi, qui devra donc se prononcer sur l’affaire Goldorak.

Il faut savoir que si la Cour de Cassation avait automatiquement renvoyé l’affaire devant cette cour, il fallait néanmoins que DI & MD s’en saisissent également avant une date butoir pour que l’affaire soit à nouveau jugée, ce qui a donc été fait.

En outre, les deux sociétés brignolaises se sont adjoint les services de Me Christophe Charon, un des plus grands et éminents spécialistes en matière de propriété littéraire et artistique, et dont les tarifs sont en rapport… Il faut croire que les caisses ne sont pas aussi vides qu’on aurait pu le croire. À la lumière de ces informations, il paraît vraisemblable qu’on s’oriente à nouveau vers une remise en question de la légitimité des japonais à agir…

La stratégie de Valérie et Benjamin Uzan est pour le moins surprenante, puisque leur outrecuidance ne risque pas de calmer l’ire de leurs fournisseurs nippons. En effet, le catalogue s’est grandement amaigri depuis le début de l’affaire, DI inspirant manifestement plus de réprobation que de confiance au pays du soleil levant. On promet depuis des temps immémoriaux une « bombe nostalgique » annoncée avec fracas, qui, mois après mois, n’en finit plus de ne pas sortir, et revêt les atours d’un véritable serpent de mer. Côté tarifs, le jeu de massacre continue, et la société se débrouille avec son fond de catalogue, ressortant versions après versions d’ancienne licences, sans pour autant finir d’autres séries entamées, repoussées aux calendes grecques. Le réseau de distribution s’est également largement détourné de Manga Distribution, après que nombre d’enseignes se soient retrouvées assignées par les japonais pour avoir distribué les DVD contrefaits, suite d’ailleurs au fax mensonger affirmant que la justice avait autorisé la poursuite de leur commercialisation.

La stratégie de repli sur IDP semble tout autant avoir fait « pschitt », et n’aura eu pour véritable effet que de propager la défiance envers son nouveau dirigeant à cette autre entreprise, qui s’est par ailleurs vite retrouvée en dépôt de bilan.

Dans ce contexte, même en admettant que la stratégie judiciaire de Valérie et Benjamin Uzan porte à nouveau ses fruits, ce qui, au vu de la décision de la Cour de Cassation, tiendrait de l’exploit, leur persistance à rester dans un affrontement qu’ils ont eux mêmes créé initialement ne rendra pas leurs affaires plus florissantes pour autant, à moins qu’ils n’envisagent une reconversion de leur activité dans un tout autre domaine.

En bref, c’est la politique du « foutu pour foutu »…

On veut nos DVD!

lundi, novembre 19th, 2007
http___wwwgoldorak-petitioncom-1.jpg

Sekisha a pris l’initiative de créer une pétition exhortant Toei Animation à nous proposer Goldorak en DVD dans une édition de qualité. Je ne peux que soutenir cette démarche et vous enjoindre à y apposer votre paraphe:

Signer la pétition

A noter que Sekisha a également lancé un site consacré à Goldorak, avec tout plein de zoulies illustrations et autres enluminures faites de ses blanches mains :

banniere.jpg

Goldrake, edizione speziale

mercredi, novembre 14th, 2007

[EDIT] D/Visual vient d’annoncer la sortie d’une « special edition » de Goldrake en Italie, faisant figurer la version japonaise (dont on ignore si elle fait figurer des sous-titres cette fois-ci), le nouveau doublage italien avec les noms japonais (Daisuke, Hikaru, Koji, etc), et un doublage italien avec les noms originaux (Actarus, Venusia…)

Il n’est pas précisé si cette dernière est la piste audio telle que diffusée en 78 à la télé italienne, ou s’il s’agit d’un autre redoublage (il est cependant précisé que les deux versions italiennes font figurer les mêmes comédiens de doublage…)

note : ne pas faire confiance à la traduction automatique, selon google, « italiana » se traduit « english »… d’où mon erreur initiale, toutes mes excuses ^^,
[edit 2] : Gerdha précise que l’annonce ne concerne que la sortie du 6ème DVD italien ainsi que du boîtier pour tous les entreposer… l’édition n’a donc rien de plus « speziale » que les autres DVD ^^,