Archive pour la catégorie 'Déclic Images/Manga Distribution'

Manga Distribution retire Hajime no ippo de la vente

Vendredi 23 avril 2010

Le travail d’investigation d’Alex avait soulevé de nombreux points obscurs concernant l’édition de Hajime no ippo, NTV, son ayant-droit japonais, lui ayant confirmé que cette édition distribuée par Manga Distribution (mais sans éditeur officiel…) s’était fait sans son accord (lire : Déclic Images remet ça avec Hajime No Ippo !).

Bien que certains aient mis en doute les éléments soulevés par Alex, c’est Manga Distribution elle-même qui apporte une confirmation, alors qu’elle avait dans un premier temps réfuté d’un revers de la main ces arguments, puisque la société indique sur son site que le titre est retiré de la vente :

Hajime No Ippo - Edition Collector - VOSTFR_VF - Partie 1 - DVD Manga - Animation - Achat de DVD à petit prix

On ignore la nature du “problème contractuel” auquel on doit cette vente d’un éditeur “fantôme”, mais le moins qu’on puisse dire c’est que Manga Distribution joue décidément de “malchance”, toute avertie qu’elle fut par ses cruelles expériences passées. Cependant ce retrait est déjà un progrès par rapport au déroulement de l’affaire Goldorak, puisque loin de cesser la commercialisation des coffrets une fois la procédure lancée, Déclic Images et Manga Distribution avaient sorti le troisième et dernier coffret de la série entre les plaidoiries et la décision de première instance…

Quoi qu’il en soit, la société brignollaise ne change malgré tout pas ses vieilles habitudes, puisque selon Guillaume il serait toujours possible d’acheter la version collector de Hajime no ippo par téléphone, quoi qu’en dise le site… Là encore, une attitude déjà connue avec l’affaire Goldorak (avec refus de donner une facture, ou intitulé fallacieux en fonction des revendeurs…)

Déclic Images remet ça avec Hajime No Ippo !

Dimanche 7 mars 2010

S’il y en a qui ont pu croire que l’affaire Goldorak était un “accident” ou une “erreur d’appréciation”, que dire alors quand ça se reproduit ?

Selon MC Alex, dans une démonstration éloquente sur Mata-web, les DVD de Hajime No Ippo ont été commercialisés sans la moindre autorisation des ayants-droits, ce qui lui a été confirmé par NTV.

S’il y en a parmi vous qui voulaient encore croire à une hypothétique bonne foi de la part de Benjamin et Valérie Uzan (à commencer par leur loyal avocat), voilà qui devrait lever définitivement les derniers doutes.

A tous ceux qui tiennent à soutenir financièrement les auteurs et les éditeurs qui font honnêtement leur travail (car il y en a), vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Pas de jalouse

Vendredi 29 janvier 2010

La décision de la requête en interprétation est arrivée (voir Dernier soubresauts de la procédure), et clarifie les quelques points de la décision en appel de renvoi qui étaient demeurés obscurs.

Manga Distribution et Déclic Images sont ainsi condamnées à verser chacune 2,4 millions d’euros, et les DVD litigieux seront détruits à leur frais. Reste à voir si les sociétés décident de se pourvoir face à cette interprétation qui leur est défavorable.

Télécharger la décision

Derniers soubresauts de la procédure

Mercredi 23 décembre 2009

Alors qu’on était en droit d’attendre une édition en bonne et due forme de Goldorak en DVD pour cette année, il n’en a rien été, pour cause de mésentente sur l’interprétation de la décision de la Cour d’Appel de renvoi.

Comme je vous l’avais précisé (voir ici), les avocats des deux parties étaient en désaccord sur celle-ci, concernant le montant de la condamnation : Maître Nitot considère en effet que ses clientes, Déclic Images et Manga Distribution, ayant été condamnées dans les mêmes termes qu’en première instance, le montant de la condamnation est de 2,4 millions d’euros in solidum, alors que les avocats des japonais avancent quant à eux qu’il s’agit du double du montant, à savoir 2,4 millions d’euros pour chaque société. D’autre part la décision n’a pas fait état du sort des DVD qui sont restés sous scellés, et que les Japonais souhaiteraient voir détruits, aux frais de DI & MD.

La question a été plaidée le 7 décembre lors d’une requête en interprétation, dont le résultat sera connu le 28 janvier. Après quoi rien ne devrait plus s’opposer à une exploitation de la série sous quelque forme que ce soit.

En outre, signalons que le délai pour faire appel après notification est écoulé, hormis donc ces derniers détails, ce volet de l’affaire, à savoir la procédure civile portant sur les deux premiers coffrets, est définitivement clos.

Goldovrac

Mardi 29 septembre 2009

bide&musique

- Soirée Bide & Musique spéciale dessins animés le 17 Octobre à Paris, avec la participation de Michel Barouille. Tous les détails ici.

- Il semble qu’il y ait du nouveau sur Candy, à en croire ce post sur le forum CandyNeige.

- Ben J production, qui s’était mise en dépôt de bilan le 27 Mars 2008, a obtenu un plan de continuation.

- Le chiffre d’affaires de Déclic Images est passé de 5.240.000 euros en 2005 à… 550.000 € en 2008! Quant à Manga Distribution, elle affiche un million d’euros de pertes au compteur…

(Merci à Gilles et MC Alex)

Les japonais gagnent en appel

Mercredi 24 juin 2009

Voilà la décision de la Cour d’Appel de renvoi, dans l’affaire Goldorak. En substance, la Cour a reconnu la recevabilité de Toei Animation et Dynamic Planning à agir, et déclaré Déclic Images et Manga Distribution coupables de contrefaçon.

De même, elle a rétabli la marque déposée “Goldorak” à Toei Animation et l’a retirée à Déclic Images. Cependant, elle a considéré que Déclic Images et Manga Distribution n’avaient pas commis d’actes de concurrence déloyale.

Elle condamne chacune des deux sociétés françaises à verser 2,4 millions d’euros (soit 4,8 millions en tout). Le jugement est plus clément qu’en première instance, sans doute le juge aura-t-il souhaité ménager la chèvre et le chou, entre condamner des actes répréhensibles d’une part, et permettre aux entreprises de poursuivre leur activité de l’autre.

Voilà donc qui clôture un volet de l’affaire du Goldogate après quatre ans de procédures, à moins que les sociétés françaises ne se pourvoient en cassation (rappelons qu’auquel cas, c’est sur la procédure uniquement qu’il faudra statuer et non sur le fond).

télécharger la décision

Bon ben pas le temps

Mercredi 24 juin 2009

Désolé, j’ai pas eu le temps de vous faire mon compte-rendu des plaidoiries de l’appel de renvoi comme promis, je vous renvoie (justement) à celui de Funman pour Japanbar.

La raison? On attend la décision pour aujourd’hui.

Des nouvelles du barreau

Mercredi 6 mai 2009

Vous vous souvenez peut-être que j’avais évoqué une décision de justice menant à la confusion de patrimoine entre Bruno-René Huchez et Rouge Citron Productions (voir l’article “Les têtes tombent“). L’intéressé avait fait appel de cette décision et je n’ai hélas pas pu en savoir plus jusqu’ici. Cependant, grâce à la vigilance d’un fidèle lecteur, nous pouvons maintenant apprendre que la décision a été invalidée en appel, ce qui permet à Bruno-René Huchez de conserver sa propriété. Notez au passage le langage fleuri dudit lecteur, qui ne manquera pas de vous faire sourire je l’espère.

Toujours dans l’actualité judiciaire, Toei Animation a assigné IDP pour lui faire tenir sa promesse de rendre les bandes master de Goldorak, décision sur laquelle la société a subitement changé d’avis en même temps que de direction. Le tribunal de commerce a débouté Toei Animation de ses demandes, mais il est vrai que les juges du tribunal de commerce sont eux-mêmes des commerçant et non de fins juristes… Sans doute Benjamin Uzan voit-il dans ces masters une monnaie d’échange contre une éventuelle clémence de Toei Animation dans le cas où les choses tournent au vinaigre pour Déclic Images et Manga Distribution, or c’est faire abstraction du fait que Toei Animation a récupéré les archives INA de la diffusion initiale de la série (qui sont d’ailleurs probablement en meilleur état de conservation).

Enfin, puisqu’on parle de l’affaire qui concerne Déclic Images et Manga Distribution, les plaidoiries de l’appel de renvoi ont eu lieu hier, je vous en ferai un compte rendu précis prochainement.

Goldorak en DVD en 2009?

Mardi 30 décembre 2008

Aux dernières nouvelles, nous attendions une date pour le jugement de l’affaire Goldorak devant la Cour d’Appel de renvoi, afin de juger l’affaire en appel une seconde fois, puisque la Cour de Cassation avait remis l’affaire en l’état de la première instance. Ramenant Déclic Images et Manga Distribution à leur condamnation initiale in solidum de 7,2 millions d’euros.

L’affaire sera jugée, à moins de reports, en Mai 2009. Si l’affaire s’en tient là, et si le jugement est favorable à Toei Animation, alors on pourra espérer enfin tourner la page sur cette longue affaire (on va gentiment sur nos quatre ans), et pouvoir enfin tenir dans nos avides papattes des DVD (que dis-je, des BluRay!) officiels de Goldorak, mordorés à l’or fin et au point d’Alençon.

Toujours dans l’actualité judiciaire, Toei Animation a assigné IDP afin de lui faire tenir sa promesse de rendre les masters de Goldorak (IDP ayant subitement changé d’avis en même temps que de propriétaire… ce dernier ayant quelque passif concernant Goldorak et quelque rancœur nourrie à l’encontre de Toei Animation, une vague histoire de contrefaçon je crois). La décision sur ce point sera connue en Mars.

Prenons date, donc, et espérons que l’année prochaine sera celle de tous les dénouements.

Je vous la souhaite douce et joyeuse, en tous cas.

Cynisme, quand tu nous tiens

Lundi 2 juin 2008

Vous vous souvenez peut-être qu’on retrouvait la société Album parmi les distributeurs assignés par Toei Animation : celui-ci avait en effet poursuivi la commercialisation des DVD contrefaits de Déclic Images malgré les mises en garde du cabinet Bataillon.

Or il semble que ça n’aura pas suffi à leur donner la moindre leçon, puisque le magasin Album Video poursuit encore à ce jour la vente du coffret 3 de Goldorak, à 300 euros pièce, s’il vous plaît… Dix fois le prix de vente original, c’est un commerce juteux. Si après ça il s’en trouve encore pour considérer que les coffrets officiels seront trop chers…

Le magasin sait d’autant plus de quoi il en retourne que les vendeurs n’hésitent pas à dire que le coffret est “collector” pour s’être vu interdit à la vente… La couverture officielle d’une telle commercialisation est plutôt amusante, puisque le magasin prétend ne faire que de la vente d’occasion de produits reconditionnés. Si tout est en ordre, pourquoi donc exiger le paiement en espèce d’un tel coffret, le tout sans délivrer le moindre ticket de caisse?

Il est assez scandaleux de voir jusqu’où certains peuvent pousser le cynisme, et leur manque total de professionalisme… Cependant les conséquences devraient être plutôt lourdes pour le commerçant, puisque ses pratiques ne sont pas restées inaperçues…