Archive for the ‘Capitaine Flam’ Category

Capitaine Flam : le torchon brûle!

dimanche, février 11th, 2007

Au fin fond de l’univers, à des années et des années lumières de la Terre, veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n’est plus capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus aucun espoir… le petit robot Astro!

Eh oui, la « nuit manga » de France 3 a renvoyé Capitaine Flam à la retraite, et l’a inopinément remplacé par Astro Boy… La déprogrammation n’a rien de fortuit : Vendredi matin, France 3 a assigné en référé les sociétés M5 et Toei Animation. (la seconde n’ayant été assignée que pour apporter ses pièces au dossier). L’objectif était de saisir les montants des droits versés par France 3 à M5 (la société qui a octroyé les droits de diffusion à France 3), de mettre les masters sous scellés, et d’obtenir l’interdiction de diffusion de Capitaine Flam ce week-end.

La procédure était un référé d’heure à heure, la décision a donc été rendue sur le siège, mais j’en ignore encore le résultat, bien que nous avons pu en voir un effet ce week-end. Ce qui est sûr et officiel c’est que Toei Animation n’a pas donné sa bénédiction pour cette diffusion.

Décidément depuis Août 2005, ça n’en finit plus : entre les DVD de Goldorak, les DVD de Candy, les DVD de Capitaine Flam, la tentative de diffusion de Goldorak sur NRJ 12, et maintenant celle de Flam sur France 3, les avocats de Toei Animation doivent faire feu de tout bois pour protéger les droits de leur client. A croire qu’ils se sont tous passés le mot pour fournir du contenu à ce blog! ;¬)

Droit de réponse de Toei Animation

lundi, février 5th, 2007

Animeland a publié dans son dernier numéro le droit de réponse que Toei Animation leur a fait parvenir suite à leur dossier sur « l’affaire Goldorak » et à l’interview de Valérie et Benjamin Uzan. Voici le texte en intégralité (merci à Olivier Cromwell) :

Toei Animation souhaite réagir face à l’article intitulé « L’affaire Goldorak », paru dans le n° 126 d’Animeland, en Novembre 2006.

En effet, certaines informations apparaissent incomplètes et/ou erronées.

C’est ainsi qu’elle souhaite bénéficier du droit de réponse, inscrit à l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881.

Elle souhaite, à ce titre, revenir sur le résumé qui a été fait des procès et des explications qui en ont été faites par Mme Valérie UZAN (gérante de droit M.D et D.I) et M. Benjamin UZAN (gérant de fait des mêmes sociétés).

Le 24 Août 2005, les sociétés MANGA et DECLIC IMAGES ont commercialisé, en l’absence de toute demande et autorisation préalable, tant du producteur TOEI ANIMATION Co ltd que de l’auteur originel M. Go NAGAÏ et de DYNAMIC PLANNING, deux coffrets de DVD GOLDORAK, reprenant les 52 premiers épisodes de cette série culte.

Cette commercialisation, d’une piètre qualité, intervenait après une réédition de la totalité des 74 épisodes de la série en DVD, au Japon, en 2004, sous l’égide de TOEI ANIMATION et de sa filiale TOEI VIDEO, autre société du Groupe.

MANGA DISTRIBUTION ET DECLIC IMAGES ont copié les images contenues dans les DVD japonais, et y ont apposé le doublage français, tel qu’il était diffusé à la télévision française, à compter du 3 juillet 1978.

Un rapport d’expertise a clairement établi que les images des DVD édités par DECLIC IMAGES et commercialisés par MANGA DISTRIBUTION avaient vilement copié les DVD japonais.

Dès le début du mois de Septembre 2005, TOEI ANIMATION a effectivement tenter de « geler » la commercialisation litigieuse.

Si la voie du référé lui a été refusée, TOEI ANIMATION a été autorisée, le 28 septembre 2005, à assigner à bref délai M.D et D.I, par le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Le 28 octobre suivant, les plaidoiries se sont déroulées, la décision a été rendue le 28 novembre 2005.

Entre ces deux dates, M.D et D.I ont mis sur le marché le troisième et dernier coffret de DVD GOLDORAK, contenant les 26 derniers épisodes.

Le 28 novembre 2005, le jugement reconnaît les sociétés M.D et D.I comme coupables de contrefaçon et de concurrence déloyale.

Les montants des condamnations pécuniaires sont à la hauteur de l’ampleur de la commercialisation effectuée par ces deux sociétés.

Évidemment, les deux sociétés font appel et se mettent peu de temps après en redressement judiciaire.

La décision sera rendue le 8 septembre 2006.

S’il est vrai que la décision n’a pas manqué de surprendre tous les protagonistes de cette affaire, ce n’est pas parce qu’elle a refusé de reconnaître les droits de TOEI ANIMATION en France, mais c’est parce qu’elle dénie des droits à TOEI ANIMATION tant en France qu’au Japon.

Cette décision applique des principes gouvernant le droit français à une œuvre japonaise, créée au Japon, et infirme donc la décision de 1re instance.

La Cour de Paris ne va pas plus loin et ne confirme pas la condamnation de M.D et D.I, c’est bien parce que la contrefaçon induit de rapporter la preuve préalable de la titularité des droits.

M.D et D.I n’ont obtenu aucun droit de la Cour de Paris sur un quelconque élément de la série (et pour cause !), ils ont simplement tenté d’établir l’absence de preuve de droits de TOEI ANIMATION et DYNAMIC PLANNING.

Lorsque Valérie et Benjamin UZAN affirment qu’aucun ayant droit n’est intervenu en la faveur de TOEI ANIMATION et DYNAMIC PLANNING, alors même que DYNAMIC PLANNING est le représentant de Go NAGAÏ, auteur original de GOLDORAK, ils savent que cette analyse est inexacte.

Si M.D et D.I avaient consenti à payer un acompte de 500.000 € et s’étaient engagés à payer 3.000.000 € à RCP pour tenter d’obtenir les droits de la série auprès de TOEI ANIMATION, c’est pour une seule et unique raison : la conscience et la connaissance qu’ils avaient que TOEI ANIMATION est titulaire des droits.

M.D et D.I se fourvoient dans leur interprétation. La Cour a notamment relevé « des faits litigieux », et n’a reconnu aucun droit au profit de M.D et D.I.

TOEI ANIMATION et DYNAMIC PLANNING ne se sont pas « acharnés » contre M.D et D.I, mais ne peuvent simplement pas tolérer de se faire « piller ».

Pour les suites de « l’affaire GOLDORAK », un pourvoi en cassation a effectivement été déposé par TOEI ANIMATION et DYNAMIC PLANNING et la question de l’interprétation de la Convention de Berne sera évidemment abordée…

Une plainte pénale avec constitution de partie civile pour contrefaçon a été déposée concernant le coffret 3 de GOLDORAK, commercialisé par M.D et D.I et l’action publique suit actuellement son cours.

Au-delà de GOLDORAK, TOEI ANIMATION n’a par ailleurs consenti aucun droit tant pour CANDY que pour CAPITAINE FLAM et entend bien faire respecter ses droits et poursuive systématiquement toute personne commercialisant, sans son accord express, les séries de son catalogue.

D’autant plus que la commercialisation illicite est souvent faite au détriment des fans ; les DVD sont de mauvaise qualité et ne contiennent aucun bonus… seul un but lucratif est poursuivi, sans que l’esprit de l’œuvre ne soit respecté, ni même compris !

Au suivant!

mercredi, janvier 31st, 2007

Après la tentative avortée de NRJ 12 pour diffuser Goldorak, un autre des « usual suspects » va bientôt se retrouver sur le petit écran!

Cette fois c’est au tour de Capitaine Flam d’être à nouveau diffusé, lors de « nuits manga » sur France 3, dans la nuit du Samedi au Dimanche prochain, ainsi que la semaine suivante. Au programme, rien de moins que neuf épisodes d’affilée. Et cette fois-ci le Capitaine figure bien dans les programmes télé, ce qui indique que quoi qu’il arrive, il sera bel et bien diffusé.

Cette diffusion est plutôt surprenante, sachant que Capitaine Flam fait actuellement l’objet d’une procédure pénale…

J’ai contacté l’attachée de presse en charge des programmes jeunesse à France 3, qui m’a assuré que la chaîne disposait d’un contrat de diffusion pour l’année en cours. Cependant je n’ai pas pu savoir auprès de quelle société France 3 se l’était procuré.

J’ai également contacté les avocats de Toei Animation qui se sont hélas refusés à tout commentaire pour le moment, ce qui malgré tout en dit long sur cette affaire…

Un petit point

lundi, décembre 18th, 2006

Dans le méandre des procédures en cours, il est bon de récapituler un peu pour y voir plus clair.

– les procédures intentées par Toei Animation à l’encontre des enseignes de la distribution sont en « stand by » jusqu’à l’issue de la cassation
– il y a une procédure pénale sur le coffret 3 de Goldorak, une autre sur les mystérieux DVD de Candy, et enfin une autre sur Capitaine Flam
– la SACEM a également intenté une procédure pénale pour les DVD de Candy
– Poly a intenté une procédure contre Toei Animation sur la VF, Toei Animation a demandé un sursis (que la procédure soit gelée) jusqu’à l’issue de la procédure pénale sur le coffret 3. La décision sur ce point sera donnée le 22 Décembre.
– Poly a également intenté une procédure contre DI/MD sur la VF
– il y a également l’appel de DI/MD pour les DVD stockés chez QOL qui a été plaidé récemment.
– et bien évidemment la procédure en cassation qui s’achèvera dans un an.

Et encore, je ne suis pas sûr de ne rien oublier ;¬)

Benjamin Uzan rachète le groupe IDP?

mercredi, octobre 18th, 2006

Durant ces derniers mois, plusieurs rumeurs avaient fait état de l’éventualité d’un rachat de plusieurs éditeurs (Mabell, Kaze) de la part de Benjamin Uzan.

Cette fois ce sont trois sources différentes qui m’informent que Benjamin Uzan aurait effectivement acheté le groupe IDP (partiellement ou totalement). Benjamin Uzan aurait réuni les équipes d’IDP et de Loga-Rythme hier matin pour se présenter.

Le groupe, jusqu’ici dirigé par Yves Huchez (neveu de Bruno-René, en froid avec ce dernier), et qui comporte entre autres IDP video, Loga-Rythme, et Japan Expo, avait également sorti une édition de Capitaine Flam il y a quelques temps. Difficile de dire si cette édition est concernée par la plainte au pénal déposée par Toei Animation, mais le regroupement du catalogue d’IDP entre les mains de Benjamin Uzan risque de compliquer les choses…

Bref, voilà qui viendrait brouiller les cartes un peu plus… et qui ne manquera pas de faire du bruit dans le milieu.

Dans ce contexte, qu’adviendra-t-il de Manga Distribution et de Déclic Images? Réponse le 7 Novembre, avec la présentation des conclusions des administrateurs judiciaires devant le tribunal de commerce…

[Edit 19/10/06] IDP confirme sur son forum la prise d’intérêts de Benjamin Uzan à hauteur de 15% du capital d’IDP

Wanted

vendredi, septembre 29th, 2006

Ils ont beau faire les malins, les trois autres, on verra bien s’ils s’en tirent mieux ;¬)

DI : « Même pas peur! »

jeudi, septembre 7th, 2006

Animeland a publié un encart sur l’affaire Goldorak dans leur dernier numéro. Ils font état de la position de Déclic Images en cas de confirmation de la condamnation:

Même si nous devons payer les sept millions d’euros réclamés, Déclic Images a de quoi continuer ses sorties. Notre planning est d’ailleurs bouclé jusqu’au début 2007.

C’est à se demander pourquoi les deux entreprises se sont mises en cessation de paiement… Il reste également à voir si la procédure pénale dont le coffret 3 fait l’objet ne viendra pas contrecarrer cet optimisme, et de plus il n’est pas exclus que DI & MD soient susceptibles d’être concernées par la plainte déposée sur Capitaine Flam…

Et de quatre!

mercredi, septembre 6th, 2006

Après Goldorak, Candy et Albator, c’est au tour de Capitaine Flam de faire l’objet d’une procédure judiciaire…

Toei Animation a déposé une plainte contre x au pénal, il semblerait que la série ait été éditée sans leur bénédiction, ce qui pourrait expliquer la subite rupture de stock du coffret 1 chez Manga Distribution, ainsi que le report indéfini de la sortie du coffret 2, à nouveau assorti de l’absence de toute communication sur le sujet de la part de l’équipe dirigeante. Les acquéreurs du coffret 1 apprécieront.

A noter que contrairement à Goldorak, Capitaine Flam a bien fait l’objet d’un contrat digne de ce nom entre RCP et Déclic Images.

On commence à connaître la chanson, d’ici à ce que l’histoire s’éclaircisse, les tarifs sur eBay risquent de décoller…

Décidément, c’est à se demander quelle sera la prochaine série de notre enfance qui viendra défrayer la chronique…

MD : Demain on rase gratis?

jeudi, mars 9th, 2006

Manga Distribution a une étonnante manière de pratiquer les soldes:

Ces dernières ont commencé le 23 Janvier (la veille du dépôt de bilan…), pour ne se terminer qu’hier. Le premier point gênant c’est que l’arrêté prefectoral du Var a fixé la fin des soldes au 8 Février. Manga Distribution a donc dépassé le délai légal des soldes d’un mois pile!

Il s’agirait à priori d’une violation des dispositions de l’article L. 310-1 à L. 310-7 du code de commerce et des dispositions du Décret n°96-1097 du 16 Décembre 1996, ce dont la Direction générale de la Concurrence à Paris a été informée.

Plus étonnant encore, si les soldes de Manga Distribution sont officiellement terminées, nous sommes entrés aujourd’hui même dans une période de « prix cassés »… La dénomination change, mais les tarifs restent inchangés (remises de -17, -20, -25, -33, et même -50%), ce qui est tout autant illégal. Même la présentation sur le site de Manga Distribution est identique, comme le montre l’animation ci-dessus.

plus d’infos sur la pratique légale des soldes

Autre élément troublant, le coffret 1 de Capitaine Flam, autre série de la Toei, a été mis en vente ce matin à 29,90€ (22,43€ pour les membres), et cet après-midi le prix a perdu 10 euros, soit un tiers du prix initial! Le nouveau tarif membre équivaut donc à la moitié de l’ancien tarif plein… De plus le coffret a été ajouté à l’offre 5 coffrets pour 99 euros, ce qui n’était pas le cas ce matin encore.

Au tarif membre, ça fait l’épisode à 62 centimes d’euro… En regard de ça, certaines séries télévisées ne se vendent pas à moins de 100 euros la saison de 24 épisodes, et encore, avec d’autres perspectives de vente…

On peut donc se demander dans quelle mesure les coûts de production permettent de pratiquer de tels tarifs, à moins bien sûr que ceux-ci aient été bloqués par la cessation de paiement et que le prix de vente tienne compte de cette « ristourne »… Ce qui ne représenterait pas vraiment des pratiques dignes d’une concurrence loyale.

A noter que la date de la cessation de paiement a été reportée au 28 Novembre (concomitamment à la condamnation).