Rhâââ Lovely
9 mai 2008High Dream était à la Toy Fair de New York en Février et présentait ses prochains produits
High Dream était à la Toy Fair de New York en Février et présentait ses prochains produits

L’émission de Julien Courbet a fait un nouveau point sur l’affaire Enriqué Vendredi dernier. Après une nouvelle rediffusion du sujet, retour en plateau avec communication téléphonique (tubidubudupup) avec le chanteur. On nous apprend que, contrairement à ce qu’avait prédit Mᵉ Noachovitch dans une émission précédente, Déclic Images a perdu son procès en cassation contre Toei Animation et Dynamic Planning (pour rappel, Benjamin Uzan avait mis comme condition de payer son dû à Enriqué que DI devait gagner).
Moralité le chanteur a intenté une procédure contre DI (dont on ignore encore l’issue), mais ça a suffit à faire pousser à tout le plateau un grand “ouf” de soulagement, (à SAD les histoires doivent toujours bien finir…), la carrière d’Enriqué étant remise sur les rails par le biais de son association “Touche pas à mon Goldorak“, dont Courbet s’est vu catapulté membre d’honneur.
Voilà donc une procédure de plus pour Déclic Images dans le cadre de cette sombre affaire…
[Edit] : vous pouvez regarder la séquence sur le site de TF1
Comme on l’a vu, Bruno-René Huchez entretient sa légende à coups de bons sentiments, en sachant trouver les mots pour faire vibrer la corde sensible des fans devenus grands. Pourtant à y regarder de plus près, les rêves des chères têtes blondes n’étaient pas toujours la priorité dans sa façon de gérer ses affaires…
Je vous avais déjà parlé du générique des petits malins qui avait été remplacé par le studio d’animation d’Angoulême d’IDDH, que d’aucuns n’hésitent pas à appeler le “fleuron de l’animation française” (sic), ou quelques intrus s’étaient invités, à commencer par l’Ours Gabby, qui n’était autre qu’une contrefaçon du jouet Teddy Ruxpin. La vigilance des internautes a permis de remonter la piste de tous les jouets qui se sont infiltrés dans cette abomination (la chasse a été assez amusante, un peu comme le jeu des sept erreurs).
Et c’est véritablement la panoplie d’un sapin de Noël, jugez plutôt:

Dans le rôle titre, Gabby, donc

Ici, le train enchanté de Vulli et son circuit complet
(le téléphérique, la gare, la roue)
ainsi qu’une maison du Village dans les nuages, encore Vulli

Pour finir par l’arbre magique, produit phare du catalogue… Vulli, toujours en vente à ce jour
Vu cette véritable ode aux produits Vulli, il est fort probable que l’ours Gabby ait également été distribué en France par cette société, et qu’un accord ait été signé entre IDDH et Vulli pour diffuser cette publicité illicite, et charcuter le générique original sans le moindre accord des ayants droits.
Ah, qu’il est beau le monde de rêves enchantés de Bruno-René Huchez…
Petit plaisir d’initié que voilà : les Ouaicécools, joyeuse et talentueuse fanfare, disposent dans leur répertoire de reprises savoureuses, et puisqu’elles sont en libre distribution sur leur site, je m’en vais de ce pas vous les soumettre:
- Tobe Grendizer (avec refrain en japonais, s’il vous plaît) suivi d’Uchuu No Ooja Grendizer (en bref “accours vers nous prince de l’espace”/”la légende d’Actarus” et “va combattre ton ennemi”/”le prince de l’espace”, pour les deux du fond qui ne suivent pas).
- les Mystérieuses Cités d’Or (ce que Haim Saban et Shuky Levy ont fait de mieux, et non pas les Power Rangers…)
- Les mondes engloutis (Vladimir Cosma, excusez du peu)
- Les Barbapapa (façon rasta ;¬)
- Capitaine Flam (et son alter ego, Capitaine Slam…et même une vidéo où ils jouent les BGM de la série en live au New Morning!)
Vous ne voyez pas comme un motif se dessiner? Si? C’est normal, les Ouaicécools travaillent dans le dessin animé eux-mêmes, il était donc tout naturel pour eux de rendre hommage à ceux qui les ont lancé dans cette carrière ;¬)
Mais ça n’est pas tout, en bonus track nous avons aussi des reprises de génériques de série télé:
- La croisière s’amuse (également en vidéo ici)
- La petite maison dans la prairie (avec même des paroles en français pour la peine)
- Star Trek (espâââaaace, frontière de l’infini…)
- K2000 (également en vidéo ici au même New Morning)
Ils donnent aussi dans le long métrage, avec:
- Trust in me et un bœuf inspiré de I wan’na be like you, extraits du Livre de la Jungle de Disney
- Rabbi Jacob
- Mon nom est personne
Vous pouvez consulter le reste de leurs œuvres ici. Bonne écoute!
Je vous parlais récemment du litige qui opposait Loga/IDP à Poly Production sur la série Bouba le petit ourson. La Cour d’Appel vient de donner sa décision, qui confirme globalement le jugement en référé, avec cependant une légère modification : IDP s’étant prévalue d’un contrat avec la SACEM pour l’utilisation de la musique de Jean-Jacques Debout, la Cour d’Appel a débouté Poly de toutes ses demandes.
Quelques éléments supplémentaires à noter:
- la Cour d’Appel a considéré que non seulement Poly Production n’avait pas les droits sur la version française, mais qu’IDDH, dont Poly se prévalait, ne les avait pas non plus…
- Poly Production a tâché d’utiliser le générique de la série (faisant figurer les noms d’IDDH et de Bruno-René Huchez) comme preuve de la titularité d’IDDH sur la série (et on comprend subitement l’enjeu représenté par ces génériques où figuraient bien plus de noms français que japonais…)
- IDP a accusé Poly d’avoir produit aux débats un contrat altéré. Fort heureusement pour Poly, la Cour a estimé qu’IDP n’en avait pas fait la démonstration.
Télécharger la décision au format PDF
Ca commence à faire beaucoup de casseroles pour Poly, ça vire même à la batterie de cuisine…
Il est assez consternant de faire le bilan du nombre grandissant d’affaires que j’ai évoquées ici concernant le monde de l’édition de la japanimation depuis près de 3 ans. Ce qui laisse présager du pire pour les affaires qui ne sont jamais “sorties” de par le passé, mais dorénavant tout ce petit monde se sait surveillé de près…
Le magazine Dixième Planète, consacré aux jouets, goodies, et produits dérivés du cinéma, de la télé et de la BD, annonce l’interruption de sa parution sur son site.
Le magazine avait consacré de nombreux articles à la japanime en général, et à Goldorak en particulier.
(merci à Arnaud G. pour l’info!)
A l’inverse des médias traditionnels, les plate-formes qui permettent à tout un chacun de publier du “contenu” sur Internet ont le même statut que des hébergeurs : compte-tenu du casse-tête que représente la surveillance de ceux-ci, on considère qu’ils ne sont pas responsables de ce qu’ils diffusent. Ils sont en revanche tenus de supprimer des contenus litigieux (négationisme, homophobie, racisme, sexisme, diffamation, pédopornographie, respect du droit d’auteur, etc) dans les délais les plus brefs une fois qu’ils leurs sont signalés.
Ce précepte a trouvé une parfaite illustration dans le procès qui opposait l’humoriste Jean-Louis Lafesse à Dailymotion : selon Arrêt sur images, la justice a condamné DailyMotion a verser 5000 euros de dommages et intérêts (au lieu des 5 millions demandés…) pour avoir tardé à obtempérer, et non pour avoir diffusé ces vidéos. Dans une affaire similaire, Omar et Fred ont également été déboutés…
On peut cependant se poser des questions sur ce statut d’hébergeur et remettre les choses dans leur contexte : à l’origine, les fourniseurs d’accès à Internet proposaient à leurs abonnés un espace d’hébergement gratuit, un service gratuit pour inciter les gens à s’abonner chez eux. Les “pages perso” n’avaient pas vocation à apporter une quelconque valeur ajoutée aux hébergeur, et les utilisateurs gardaient la complète maîtrise de leur site et de leur hiérarchie. Il était donc légitime de dédouaner les hébergeurs de toute responsabilité.
Dans le cas de YouTube et Dailymotion, comme d’autres plate-formes d’ailleurs (blogs, facebook, myspace, etc) nous sommes en revanche dans un cas de figure tout à fait différent, d’abord ces site conservent la maîtrise de la présentation du site, seules les vidéos sont fournies par les utilisateurs. Ensuite, ces sites ont un intérêt économique direct sur ces contenus, grâce à la publicité (contrairement aux pages perso). Cet intérêt implique nécessairement une responsabilité sur les contenus diffusés, ce qui devrait remettre lourdement en question le statut de simple “hébergeur” et non d’éditeur. Il est à noter plusieurs facteurs agravants:
- ces sites mettent en avant certaines vidéo sur la page d’accueil, en se gardant bien de promouvoir des vidéos piratées…
- Dailymotion a mis en place plusieurs catégories d’utilisateurs, avec des vidéos “Creative Content” (licence qui vient du monde “libre” permettant l’utilisation libre d’une œuvre de l’esprit), et surtout une catégorie “official content”, reconnaissant implicitement par là-même que les autres ne sont pas tout ce qu’il y a de plus légal…
- Ces sites disposent d’un filtrage assez efficace concernant la pornographie : les vidéos sont donc bel et bien passées en revue avant d’être publiées. Le plus amusant c’est de tomber parfois sur des épisodes de série télé annotés par l’équipe rédactionnelle de DailyMotion comme étant “explicites”…
Dans ce contexte, il paraît indispensable de revoir le statut d’hébergeur pur de ces sites : on en arrive à un tel point que, si YouTube et DailyMotion devaient retirer TOUTES les vidéos illicites, ils seraient grandement vidés de leur substance, et il paraît difficile de nier qu’ils jouent dessus pour leur popularité, et donc pour la rentabilité de leurs publicités ainsi que pour leur valorisation boursière…
J’en parlais déjà (voir l’article “les grandes manœuvres“), la tendance se confirme. Selon le quotidien Les Echos (article payant), TF1 aurait assigné YouTube à hauteur de 100 millions d’euros, (10 fois le chiffre d’affaires de YouTube en 2006) pour contrefaçon, concurrence déloyale, et parasitisme. D’autre part, la chaîne demande 39,7 millions d’euros de dommages et intérêts concernant DailyMotion… Gageons qu’elle fourbira des arguments plus affûtés que ceux de l’avocat de Jean-Yves Lafesse (qui n’est nul autre que… Maître de La Rochère!)
Et maintenant, à la demande générale de Gromit, le procès Bouba.
Le plus gros succès d’édition en matière de licence nostalgique est sans conteste Bouba l’ourson. La série avait été éditée en DVD par IDP, et rediffusée sur France 5 avec un mystérieux nouveau doublage.
En fait la série a fait l’objet d’un litige entre Poly Production et Loga/IDP. Poly Production prétendait détenir les droits d’exploitation de la licence par le truchement de l’acquisition du fond de commerce et des actifs d’IDDH (acquisition qui a déjà été largement évoquée ici dans les affaires Candy et Goldorak).
Le hic, c’est que tout comme ces derniers, Bouba ne figurait pas plus dans la liste exhaustive des licences récupérées par Poly Production… on commence à connaître la chanson.
Moralité, IDP/Loga interrompent les paiements à Poly et se retournent vers les ayants-droits japonais pour obtenir une licence en bonne et due forme. Comme le doublage original avait été fait par IDDH, et qu’il devenait impossible d’en acquérir les droits d’exploitation, IDP procède à un nouveau doublage (utilisant les noms français du doublage original, Bouba, Frisquette, etc). D’autre part ils obtiennent la cession des droits de la chanson originale de Jean-Jacques Debout interprétée par Chantal Goya.
Voilà où nous en sommes quand Poly décide d’attaquer en justice, arguant de sa titularité sur le catalogue IDDH. Pour vous la faire courte, les mêmes causes produisant les mêmes effets, Poly se voit déboutée dans la mesure où Bouba ne figurait pas dans la liste des actifs d’IDDH (gagné, Gromit ;¬). D’autre part le contrat liant IDDH à Nippon Animation stipulait que les droits de l’adaptation française appartenaient à la société japonaise (la nuance est de taille, puisque l’adaptation, c’est notamment le texte, dont les droits sont distincts du doublage en lui-même.)
En revanche, IDP s’est vu condamnée pour l’utilisation du générique original, dans la mesure où Jean-Jacques Debout avait déjà cédé l’intégralité des droits d’exploitation de celui-ci à Narcisse x 4 (autre société de Bruno-René Huchez), il ne pouvait donc les céder à nouveau à une autre société.
Moralité de l’affaire, Poly Production est condamnée à rembourser Loga pour les sommes versées pour des droits qu’elle n’a jamais eus, et IDP est condamnée à reverser une somme pour l’utilisation du générique, dont le montant au moment de la décision était indéterminé puisque soumis à comptabilisation de la part d’un huissier (à hauteur de 2,33% des sommes nettes encaissées par IDP pour la commercialisation de la série)
Là où cette décision s’avère instructive pour les litiges entourant Goldorak, c’est qu’elle démontre notamment la capacité de nuisance de Poly Production, qui s’appuie à répétition sur la cession du fond de commerce d’IDDH (dont le contenu semble s’amenuiser au fur et à mesure des litiges). On peut se demander dans quelle mesure Poly Production a pu, par le passé, céder des licences dont elle n’avait jamais disposé par le même biais (suivez mon regard…)
En la matière, il apparaît qu’outre le fond de commerce d’IDDH, Poly Production a également hérité de ses pratiques commerciales bien particulières.
D’autre part, l’affaire s’avère également fort instructive quant à la séparation qui existe entre adaptation et doublage, sujet qui avait fait l’objet de bien des débats ici même concernant Goldorak, et qui, dans le cas de Bouba, revient à Nippon Animation, même si le doublage a été produit par IDDH. Voilà qui éclaire les autres affaires sous un jour nouveau.
Le fanfilm “The UFO” (qui se voudrait l’épisode zéro de Goldorak) bouge encore! Le projet italien, lancé il y a 5 ans, n’avait guère donné de signes de vie depuis un certain temps. Pourtant, une page “news” a été créée, ainsi qu’un deuxième teaser que je vous laisse admirer:
Merci à Thyphoon pour l’info!
Tout le web frémit depuis quelques jours au sujet d’une adaptation en film live de Captain Harlock, alias notre bon vieil Albator…
Le projet a été annoncé par la société sud-coréenne Eight Peaks, qui a signé un accord avec la socitété japonaise Genome Entertainment pour réaliser le film, qui aurait un budget de 100 millions de dollars.
J’ai été extrêmement surpris de cette nouvelle pour des raisons que je ne peux pas encore dévoiler, mais en cherchant un peu il semble que cette adaptation se soit lancée “à la hussarde” : le site Anime Days annonce en effet que le projet n’a pas obtenu la bénédiction du principal ayant-droit d’Albator, Leiji Matsumoto:
De son côté, le créateur de la saga Leiji MATSUMOTO (松本零士) n’envisage pas le projet d’un bon oeil : « C’est prématuré. Je n’ai pas donné mon accord pour une adaptation en film. » L’auteur a ainsi déclaré au journal Mainichi Shimbun ne pas avoir été contacté pas les producteurs de cette adaptation nippo-coréenne. A plusieurs reprises,Leiji MATSUMOTO avait ainsi refusé de voir la saga Captain Harlockportée à l’écran et l’annonce de la société coréenne Eight Peaks l’aurait fortement contrariée.
J’ai eu d’autre part la confirmation que Toei Animation n’avait pas non plus donné son assentiment pour ce projet.
Inutile de s’emballer donc, il est plus que probable que les japonais feront tout leur possible pour empêcher cette production “pirate” (à tous les sens du terme), et qu’elle ne verra jamais le jour, au profit d’autres projets…